1/La semaine dernière, j'ai demandé à un agent AI ce qui n'allait pas avec le logiciel qu'il utilisait. J'ai ensuite remis la réponse à un autre agent AI pour le corriger. Aucun humain n'a écrit une ligne de code. Le logiciel s'est amélioré tout seul. Nouvel article : Logiciel, guéris-toi toi-même 🧵
2/ Je fais fonctionner mon site web sur LightCMS (un CMS que j'ai construit pour les agents AI). Lors d'une mise à jour de routine, j'ai demandé à l'agent opérateur (Claude Cowork) : "Que changerais-tu ?" Il m'a donné des demandes d'amélioration prioritaires, classées par douleur. Le problème n°1 ? Un bug qui triplait ses appels API à chaque session.
3/ Ensuite, j'ai demandé à l'agent de code (Claude Code), celui qui a construit le système, ses suggestions. Une perspective complètement différente. D'abord l'architecture. Systématique. Et le bug critique ? Il ne savait même pas qu'il existait. Il n'avait jamais fait fonctionner le logiciel.
4/Deux agents. Deux épistémologies. L'un sait ce qui fait mal. L'autre sait ce qui est possible. Aucun des deux n'est suffisant. Ensemble, ils ont produit un meilleur plan d'amélioration que ce que chacun aurait pu générer seul.
5/ Kenneth Reitz a parfaitement résumé : "Des systèmes qui n'existent que parce qu'ils se réfèrent à eux-mêmes. Pas seulement se référer — ils se créent eux-mêmes par l'acte de l'auto-référence." C'est la boucle étrange de Hofstadter, en production.
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